mardi 18 juillet 2017

France : le Jihad par les tribunaux !

  • L’objectif de ce procès est de créer une jurisprudence : faire en sorte qu’à l’avenir, toute critique ou insulte contre l’islamisme soit considérée comme du « racisme ».
  • Valentina Colombo, professeur à l’Université européenne de Rome, a signalée la première le djihad par les tribunaux. En 2009, elle a écrit : « Le procès lancé par l’Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris contre le magazine satirique Charlie Hebdo pour la publication des caricatures danoises de Mahomet est l’un des exemples les plus récents de ce type de djihad ». Personne à l’époque n’a relevé. Et quand les djihadistes ont assassiné huit journalistes et caricaturistes en 2015, personne n’a compris que le « jihad par les tribunaux » n’était qu’un premier pas.
  • « L’action judiciaire est devenue un pilier des organisations islamistes radicales qui cherchent à intimider et à faire taire leurs critiques ». — Steven Emerson, fondateur et président du Investigative Project on Terrorism.
Un jihad silencieux s’exerce actuellement en France. Des intellectuels, des médias en ligne, des hommes et femmes politiques, des souverainistes, des écrivains, des journalistes, des chercheurs, des laïcs, … font l’objet de procès à répétition. A chaque fois qu’ils ont trouvé juste d’exercer leur droit à la critique publique de l’islam ou de l’islamisme, ils ont été poursuivis pour racisme, diffamation, racisme antimusulman. Ceux qui les assignent relèvent soit d’une nébuleuse d’organisations musulmanes (Collectif contre l’islamophobie (CCIF), Parti des Indigènes de la République (PIR), Indivisibles et même des organisations propalestiniennes…), soit les grandes associations antiracistes (non musulmanes) qui ont fait de la lutte contre « l’islamophobie » (Ligue des droits de l’homme, Licra, SOS racisme, MRAP) leur cheval de bataille. Parfois les deux groupes mettent leurs forces en commun pour mettre en péril la liberté d’expression.
Ce jihad judiciaire n’est pas spécifique à la France. Valentina Colombo, professeur de géopolitique à l’Université européenne de Rome, spécialiste du monde musulman, a décrit le jihad des tribunaux comme une stratégie « moderne, non-violente, mais agressive (…) pour terroriser l’ennemi d’Allah ». Elle ajoute : « le jihad des tribunaux est l’outil favori des organisations et des personnes qui ont un lieu idéologique avec les Frères Musulmans dans les pays occidentaux ; il est régulièrement connecté à l’accusation d’islamophobie ».
Valentina Colombo a repris la définition du jihad des tribunaux donnée par « The Legal Project », aux Etats Unis : « de tels procès sont prédateurs, lancés sans espoir sérieux de victoire, mais menés dans le but de pousser à la faillite, de détourner l’attention, d’intimider et démoraliser les accusés. Les plaignants cherchent moins à l’emporter dans la salle d’audience qu’à détruire des chercheurs et des analystes. Même lorsque ceux-ci sortent vainqueurs, ils acquittent une facture élevée en temps, en argent, et en courage moral ».

Le Djihad judiciaire a commencé en 2002

En 2002, des organisations musulmanes et la Ligue des droits de l’homme ont poursuivi l’écrivain Michel Houellebecq, pour « incitations à la haine ». Houellebecq avait déclaré au mensuel Lire et au Figaro Magazine : « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré ». Les plaignants ont été déboutés.
Mais l’incitation à la haine ou la tentative d’imposer une pénalisation du blasphème ne pouvaient aboutir. A partir de 2007, une nouvelle stratégie a été élaborée : traiter la critique de l’islam comme du racisme. Cette année-là, la Grande mosquée de Paris, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Ligue islamique mondiale, ont poursuivi Charlie Hebdo pour la publication des caricatures danoises du prophète. « Nous acceptons que l’on puisse caricaturer le Prophète, mais nous n’acceptons pas leur caractère raciste », expliquait alors Francis Szpiner, l’un des avocats de la Grande Mosquée de Paris.

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